| !! Cette histoire est déconseillée à un public jeune, la plupart des propos pouvant heurter leur sensibilité !! |
16 Avril 2018
Soléa s’est contentée de hausser les épaules pour seule réponse. Sa pote est ressortie et la fête allait vraiment commencer, je me suis levé et j’ai proposé de leur servir du whisky. Alors que l’une était complètement partante, l’autre s’est contenté de hausser de nouveau des épaules.
- T’as perdu ta langue soeurette ?
Elle m’a jeté un mauvais regard avant de répondre. Réponse qui m’avait fait sourire. Je leur ai servi pas mal de verres, alors que moi j’étais juste bien, je voyais les deux donzelles se trémoussaient sur du rap de nana, mais au moins c’était du rap et pas de la techno. Finalement, j’ai fini par les aider à monter dans leur chambre. Je suis redescendu pour tout ranger.
En remontant, Soléa était dans mon repaire. Qu’est-ce qu’elle voulait encore ?
- À quoi tu joues Kieran ?
- Comment ça « à quoi je joue », je suis comme tu l’as dit, imbu de ma personne, nombriliste et idiot.

Elle était sans voix, elle ne s’attendait vraisemblablement pas à ce que j’ai entendu leur conversation. Elle s’est avancée légèrement.
- Ce n’… C’est pas du tout…
- Allez, va te coucher, va. Tu n’es qu’une petite conne de toute façon.
- Quoi ??
- Pe-ti-te co-nne !
J’ai articulé chaque syllabe pour que ça rentre bien dans son crâne de piaf. Je ne m’attendais pas à cette réponse.

- Petite bite !
Oh, qu’est-ce qu’elle n’avait pas dit là. Blessé dans mon ego masculin, j’ai répondu de but en blanc sans faire attention à mes mots.
- Ouai, ben, on verra si tu dis la même chose quand tu l’auras dans la bouche !
Alors qu’elle me regardait avec deux yeux en billes, elle a secoué la tête et m’a bousculé pour sortir de là. Merde, quel abruti. Je l’ai attrapé par le bras et je l’ai ramené à moi.
- C’est pas ce que je voulais dire Soléa…
J’ai embrassé doucement ses lèvres. Elle m’a embrassé à son tour doucement. Je l’ai lâché, l’avoir saoulé n’étais pas du tout la solution. Je m’apprêtais à la laisser partir, mais elle a passé ses bras autour de mon torse.

- Tu sais, si tu voulais que je t’embrasse de nouveau, tu n’étais pas obligé de me faire boire comme un trou !
Je l’ai regardé par dessus mon épaule, depuis tout ce temps elle s’en souvenait et n’avait rien laissé paraître, j’étais autant énervé qu’effrayer par ce que je ressentais.
- Tu devrais aller te coucher Soléa.