| !! Cette histoire est déconseillée à un public jeune, la plupart des propos pouvant heurter leur sensibilité !! |
3 Juillet 2018
Elle était totalement immobile et éteinte devant moi, j’ai réitéré mon ordre et j’ai aperçu la brillance dans ses yeux avant qu’elle ne quitte ma douche et décampe à toute allure. Pourquoi j’étais toujours obligé de tout gâcher comme ça ? J’aurais pu simplement lui expliquer, lui dire que j’aimais qu’elle soit là, mais que c’était trop dur de lui résister, elle aurait compris, au lieu de ça, il a fallu que je m’emporte comme l’imbécile que je suis. Soléa a raison sur ce point.
J’ai voulu la rejoindre après ma douche, mais elle avait fermé la porte à clefs, ça sentait vraiment mauvais pour moi et pour couronner le tout, je l’entendais pleurer.
- Soléa, ouvre-moi, je suis désolé d’accord.

Même moi, je n’aurais pas voulu écouter mes propres excuses, c’était la seule chose que je savais dire que j’étais désolé, mais ça n’avait plus l’air de lui suffire. Le soir venu, alors que je pensais pouvoir l’attraper avant d’aller se coucher, la garce avait prévu de faire monter sa mère pour « question vestimentaire », sachant que dans notre établissement le port de l’uniforme était obligatoire, je ne vois pas quel genre de question vestimentaire elles ont pu aborder. Le lendemain matin, elle avait filé au lycée avant moi, cette fille était une véritable anguille quand il le fallait, mais à la fin des cours, j’ai enfin pu la coincer ! Elle était avec sa copine et un type aux allures gothique, j’ai stoppé la voiture à leur niveau et je l’ai invité à monter, enfin, c’était plus un ordre qu’une invitation. Elle a refusé et j’ai insisté puis elle a fini par monter avec moi.
Au lieu de prendre le chemin habituel, j’ai pris un tout autre itinéraire, malgré le silence de mort, qui régnait dans l’habitacle Soléa était devenu soucieuse au point d’enfin ouvrir la bouche.
- Où tu vas comme ça ?
Je n’ai pas répondu et j’ai fini par me garer dans l’herbe d’un terrain qui semblait plus abandonné qu’un champ de mines. Je suis descendu et je lui ai ouvert la porte.

- Allez viens.
Elle n’était pas du tout rassurée, mais m’a suivi quand même, j’ai attrapé sa main pour nous faufiler à l’intérieur. L’endroit sentait le mâle et le renfermé, mais c’était notre squat. J’ai attiré ma jolie blonde dans une pièce du fond avant de me jeter sur elle.
- Qu’est-ce qu’il te prend, Kieran ?
- Ce n’est pas vraiment le décor idéal, loin d’être romantique, mais tu me rends tellement fou que j’en fais n’importe quoi, je suis tellement désolé de t’avoir blessé hier soir si tu savais. La maison est trop dangereuse pour nous, ici le lundi soir, je sais que nous ne risquons pas de croiser quelqu’un !
- Oh Kieran !

Elle n’a rien ajouté de plus et s’est jeté dans mes bras, j’étais heureux de la retrouver, nos bouches ne se décollaient pas, son souffle était rapide, j’ai commencé à lui enlever son uniforme puis lui ai laissé le loisir d’en faire de même et je pouvais enfin laisser ses mains vaquer à leurs occupations sans me soucier du fait que je ne pourrais jamais me retenir, car cette fois-ci, je pourrais enfin la posséder entièrement.