| !! Cette histoire est déconseillée à un public jeune, la plupart des propos pouvant heurter leur sensibilité !! |
15 Avril 2018
La voix de Kieran parvenait parfaitement jusqu’à mes oreilles, il était en colère, très en colère. J’ai feint d’être à moitié endormie pour ne pas avoir à faire à lui, j’étais une vraie poule mouillée, je préférais qu’il déverse sa colère sur ce pauvre Ash.
J’étais frustrée à présent, même si je trouvais son attention mignonne, Kieran était un vrai casse-couille, il ne pouvait pas se mêler de ses affaires ?
La musique s’est arrêtée brusquement, Kieran n'était probablement plus d'humeur, il avait sûrement mis fin à sa petite fiesta et il me maudirait jusqu’à la fin de mes jours pour ça. J’étais bien allongée ici, seule, je voulais aller me coucher, mais j’avais vraiment la flemme de bouger, puis il est revenu, il m’a soulevé dans ses bras. Il était chaud, je sentais son cœur battre à tout rompre, il sentait bon et les yeux fermés, il était juste Kieran.

Quand il est entré dans ma chambre, je n’ai pas pu me retenir de lui demander pourquoi il était intervenu, sa réponse m’avait fait doucement rire, il croyait que j’étais encore vierge, quel abruti il faisait. Je me suis gardé de lui dire qu’il avait tort, mais je l’ai presque sermonné. Sa réponse m’avait empli de douleur malgré moi.
- Non, mais je suis ton frère.
Il avait tort, et je comptais bien lui montrer. Je me suis levée, je titubais, mais il n’était pas loin et en quelques pas de travers j’étais près de lui.
- Kieran ?

Il s’est tourné vers moi, il était vraiment beau et je crois que l’alcool ne m’aidait pas vraiment à être terre-à-terre.
- Quoi ?
- Tu n’es pas non plus mon frère…
Est-ce que j’avais dit ça pour me rassurer sur ce que j’allais faire, je n’en savais rien, mais c’était tout de même la vérité, lui et moi n’avons rien en commun. Je me suis avancée vers lui, j’ai attrapé son cou et je l’ai embrassé. Je pensais qu’il allait me repousser sur-le-champ, mais au lieu de ça, il s’est laissé faire. Ma langue voulait trouver la sienne et je l’ai écoutée, je me suis frayée un chemin entre ses dents pour la rejoindre, elle était puissante et elle était aromatisée à la bière. Consciemment ou inconsciemment, il a saisi ma nuque pour me visiter aussi en profondeur et mon corps réclamé ce qu’il lui avait été refusé plus tôt. Un long gémissement a surgi du fond de ma gorge et dans la seconde, il me lâchait cruellement.

- Mais bordel, qu’est-ce qu’il te prend, tu es malade Soléa ?
- Quoi ? C’est ce que tu aimes non ? Les filles qui font le premier pas.
Il parut surpris, j’étais vexée qu’il me repousse maintenant.
- Tu es complètement imbibée, va te coucher, ou mieux encore, va prendre une douche froide, ça calmera la pucelle en chaleur.
J’étais hors de moi, je l’ai poussé dehors et j’ai fermé la porte, quel connard. J’ai rejoint mon lit et tête la première dans les oreillers, je me suis endormie.