| !! Cette histoire est déconseillée à un public jeune, la plupart des propos pouvant heurter leur sensibilité !! |
22 Avril 2018
Kieran était vraiment con. Il est venu s’excuser, avec sa gueule d’ange « je ne pensais pas que tu allais réagir comme ça », comment voulait-il que je réagisse ?! Il pensait que de me baiser allait nous porter sur un chemin à sens unique, mais il n’avait pas compris que nous étions déjà sur ce chemin. Il avait eu ce qu’il voulait, moi, je ne voulais plus le voir.
- Abruti, c’est toi qui n’a rien compris. Il n’y a plus aucun retour en arrière possible depuis que mes lèvres ont touchés les tiennes à cette soirée… maintenant laisse-moi. DÉGAGE DE MA CHAMBRE.
Il n’a pas discuté mon ordre et il est sorti, je suis restée sur mon lit. J’avais faim, mais j’avais la flemme de me faire à manger. Puis il a toqué à la porte.

- Va-t'en, pitié Kieran…
- Je t’ai juste amené de quoi manger Soléa, je ne reste pas. Bon appétit !
Il m’avait apporté un plateau repas. Ce connard avait fait quelque chose de bien pour moi… c’était inimaginable. J’ai attendu d’entendre sa voiture et j’ai pris les sandwichs qu’il avait posés devant ma porte.
J’avais la haine, je voulais le tuer chaque fois qu’il était loin de moi et plus encore quand il était devant moi. C’était samedi et ça faisait presque une semaine que je l’avais vu avec Cannelle, Sam était avec un ami au golf et maman dans sa pièce à peinture. J’étais de corvée de lessive aujourd’hui, et Kieran de ménage. Il est entré dans la buanderie.
- Tu vas me faire chier encore longtemps ?
Il n’a pas répondu et s’est approché de moi, il m’a soulevé et m’a posé sur la machine à laver.

- Non, mais t’es fou ma parole.
- Tais-toi ! Je n’en peux plus, c’est une torture pour moi que de faire semblant, c’est toi qui avais raison, ton baiser nous empêche déjà de faire demi-tour… j’ai envie de toi comme jamais Soléa.
- Tu es malade, ma mère est à l’étage, laisse…
Sa bouche sur la mienne m’a fait taire et la chaleur de son corps contre le mien m’empêchait de riposter. Son baiser était profond et impatient, sa langue jouait avec la mienne, la chaleur dans mon bas ventre quémandait Kieran tout entier et les putains d’images de lui et Cannelle me sont revenus comme une bonne claque en pleine figure. Claque que je me suis empressée de lui rendre avant de remettre, au sens propre comme au sens figuré, les pieds sur terre.

- T’es malade, ça fait mal !
- Pas autant que ce que tu m’as fait. T’es complètement inconscient en plus, sors de là avant de nous attirer des ennuis…
- Soléa…
- Dégage Kieran !
Il était blasé et un peu en colère quand il est sorti de la buanderie, mais il ne devait pas l’être autant que moi. Je me suis remise à la lessive, repensant au baiser qu’il venait de me donner, j’en frémissais encore. Putain !