| !! Cette histoire est déconseillée à un public jeune, la plupart des propos pouvant heurter leur sensibilité !! |
6 Juillet 2018
Soléa était un joyau entre mes bras, nue devant moi, j’appréciais son corps des yeux et du bout des doigts devant sa mine embarrassée comme la fois où je l’avais surprise dans la buanderie. Elle n’avait tellement pas de quoi avoir peur, j’ai voulu la rassurer tout de suite.
- Tu es vraiment parfaite, Soléa.
Et elle l’était. Son souffle rapide et ses lèvres infatigables, elle m’enflammait comme une torche. L’entendre crier de plaisir sans retenue ne faisait qu’attiser le brasier en moi et je n’avais qu’une envie, continuer comme ça encore des heures, mais nous n’en avions pas l’occasion, alors j’ai enfilé une capote avant de basculer totalement en enfer. Une dernière vérification sur ce qu’elle désirait vraiment, sa réponse m’avait fait sourire. Mon nom, qui résonnait entre les murs de la pièce, faisait de moi un roi, son roi.

Basculant sur le côté pour lui laisser de l’espace pour respirer, elle s’est blottie contre moi, alangui par nos efforts, j’étais bien, comme si j’étais à ma place. Aucun mot ne venait briser le calme de la chambre, or nos souffles rapides, mais nous n’avions pas besoin de parler. Nous sommes restés blottis l’un contre l’autre pendant un temps avant de reprendre le chemin de la maison.
Dans l’entrée, mon père et Alice nous attendaient, sur mes gardes, je passais devant Soléa.
- Où étiez-vous tous les deux, nous a assommé mon père à peine entrés.
Je n’avais prévu aucune explication qui justifierais notre retard, une heure ou deux pas plus, qu’est-ce que ça pouvait bien leur faire ? Jamais ils n’avaient cherché à savoir ce que nous faisions de notre temps libre. Soléa, les joues encore légèrement rougies par nos ébats et les cheveux imperceptiblement décoiffés est sorti de derrière moi.

- Kieran m’a emmené voir mon père, j’en avais besoin, est-ce un problème ?
La mine d’Alice s’est attristée, celle de mon père adoucit. Je savais ce que ça coûtait à ma jolie blonde de mentir, surtout en évoquant son père de la sorte, mais nos parents avaient une attitude plus que bizarre.
- Non, bien sûr que non Soléa, mais on ne vous paye pas des portables pour qu’ils restent au fond de vos sacs, tachez de vous en servir la prochaine fois.
Nous avons opiné du chef avant de monter dans nos chambres respectives. Dans le couloir, j’ai attrapé Soléa avant qu’elle ne disparaisse.

- Je suis désolé que tu aies dû mentir… ils étaient vraiment bizarre.
- Ce n’est rien Kieran… C’est vrai qu’ils l’étaient…
J’ai passé ma main sur sa joue avant de lui voler un dernier baiser, doux et langoureux.
- Bonne nuit mon soleil !
- Bonne nuit !
Un dernier sourire avant que je ne la lâche et nous sommes entrés dans nos piaules, je me suis jeté sur mon lit, souriant, rêveur, heureux et peut-être bien même amoureux…